Bienvenue sur la page des actualités

Vous trouverez ici toutes les news concernant Nacomed et le milieu marin (sciences, écologie, navigation)

388 000 euros investis au 1er semestre 2019 en Corse pour des projets en faveur de l’eau

Charles Monti le Mercredi 11 Septembre 2019 à 14:10
 
"Au 1er semestre 2019, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée-Corse a accordé près de 388 000 euros d’aides financières pour soutenir des projets portés par des structures corses" souligne dans un communiqué l'agence.

Les projets soutenus en Corse au 1er semestre 2019 ?
La station de recherche marine Stareso, située à l'extrémité du cap de la Revellata, poursuit les études et suivis de la flore, la faune et de la qualité physico-chimique de l’eau dans la baie de Calvi. Les connaissances acquises doivent permettre de caractériser l’état du milieu en regard des pressions subies, d'identifier les zones écologiques fonctionnelles de la baie et d’évaluer l’incidence du changement climatique. Les résultats seront valorisés auprès des acteurs du littoral et également au niveau national puisque le secteur étudié est labellisé « site atelier » de la Directive Cadre Stratégie pour le Milieu Marin (DCSMM). Pour l’année 2019, la station de recherche reçoit de l’agence de l’eau une subvention de 193 750 €.
 
 
L’Office de l’Environnement de la Corse va réaliser une cartographie des zones humides de référence du bassin de Corse. Il s’agit de localiser, qualifier les fonctions et identifier les pressions actuelles ou futures exercées sur ces zones remarquables. Pour ce faire, l’Office va exploiter l'ensemble des données bibliographiques disponibles et faire appel à une large concertation avec les acteurs du territoire. Pour cette opération, qui permettra de disposer des éléments de connaissance indispensables à l'élaboration de la future stratégie régionale en faveur des zones humides, l’agence de l’eau attribue une subvention de 70 000 €.
 
 
La commune de Levie mobilise une partie de son budget assainissement pour une action de coopération et de solidarité internationale, ainsi que le permet la loi Oudin-Santini de 2005. Elle participe à la fourniture et la mise en place de 150 dispositifs d'assainissement individuels pour des familles non équipées de l’oasis de Gabès, en Tunisie. A l'issue des travaux, les ouvrages seront la propriété des familles et elles en assureront le bon fonctionnement. Un suivi épidémiologique sera assuré dans le secteur des équipements mis en place pour évaluer les effets des dispositifs sur les maladies hydriques qui touchent actuellement la population, ainsi qu’un suivi dans le temps des évolutions constatées sur l'état du milieu naturel de l'oasis. L’agence de l’eau soutient le projet et octroie à la commune de Levie une aide de 123 950 €.  

LES CRÈMES SOLAIRES, UN POISON POUR LES CORAUX

Les coraux sont le symbole des paysages aquatiques, et font partie, dans l’imaginaire collectif, des joyaux de notre planète.

Ils recouvrent environ 0,2% de la surface des océans, et constituent un refuge pour 30% des espèces marines. Colorés et protecteurs, ils jouent un rôle majeur dans l’équilibre de la biodiversité et aident à limiter l’érosion des côtes. Et pourtant, la menace qui pèse sur les massifs coralliens du monde est immense. En proie au blanchissement, ils sont menacés d’extinction, emportant avec eux toute une diversité aquatique.

 

Une menace chimique

Le corail, évocateur d’images paradisiaques, est composé d’animaux de type cnidaire (groupe d’espèces animales aquatiques simples dont les méduses). C’est leur exosquelette qui leur confère cette forme si caractéristique des barrières de corail. Fragiles, les récifs coralliens sont malheureusement les victimes de la main de l’Homme. Déjà lourdement dégradés par les activités portuaires, la pêche au cyanure ou encore l’acidification et le réchauffement des eaux, les récifs sont également soumis à une pollution insidieuse, sortie tout droit des tubes de crème solaire. Afin de lutter activement contre les méfaits du soleil, les fabricants ont adapté leurs formules afin que leurs produits résistent à l’eau et garantissent une protection de la peau contre les UV pendant plusieurs heures. Mais cette efficacité va hélas de pair avec des formules chimiques complexes, ayant recours à des composés toxiques (l’oxybenzone, l’octinoxate et l’octocrylène) qui viennent perturber la reproduction des coraux.

 

Chaque année, ce sont 14 000 tonnes de crème qui sont déversées dans les mers et dans les océans. Qu’il s’agisse de produit étalé ou vaporisé sur la peau, il se retrouve inexorablement avalé par les eaux toutes proches.

 

Vers une interdiction des substances responsables

Certaines régions du monde, comme l’état d’Hawaï et les îles Palaos, ont d’ores et déjà interdit la vente de cosmétiques contenant les composés visés . La France n’est pas en reste, puisque la secrétaire d’Etat à la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson, a lancé l’été dernier une mission visant à protéger les massifs coralliens de l’impact des cosmétiques, avec pour objectif de supprimer des crèmes solaires certaines substances chimiques jugées nocives pour les récifs. Des listes de produits garantis sans produits toxiques pour les coraux sont publiées sur le site du Haereticus Environmental Laboratory (http://haereticus-lab.org/certified-products/). En attendant, respectons les règles de bon sens en évitant les longues expositions au soleil…

 

Ed. W

La Rochelle : un bateau teste une alternative écologique à l'antifouling

Jeudi 1 août 2019 à 18:21 - Par France Bleu La Rochelle, France Bleu La Rochelle

Une entreprise a créé un adhésif qui permet de protéger les coques de bateau, une solution alternative à la peinture toxique traditionnellement utilisée.

Fini la peinture antisalissure toxique - le fameux antifouling contenant des biocides - pour protéger les coques des bateaux. Il existe désormais un revêtement qui ne pollue pas l'océan !  Il s'agit d'un adhésif en silicone à coller sur la coque du navire et qui empêche les algues de s'y accrocher. Il a été inventé il y a sept ans par l'entreprise française Uniflow.
 
Romain Tourte, le président de l'association Tamata Océan, qui cherche des alternatives éco-responsables sur les bateaux, teste l'adhésif depuis cinq ans sur son navire et il n'y voit que des avantages.

Une petite révolution dans le milieu marin
Le port de La Rochelle, qui soutient cette solution, a permis au bateau de Romain Tourte d'être nettoyé directement sur la cale, au lieu d'être caréné sur une aire technique comme c'est habituellement le cas. "C'est exceptionnel", prévient le port de La Rochelle. S'il l'autorise, c'est parce que la solution est écologique et rapide. Le bateau arrive et repart avec la marée, le travail peut être réalisé en deux heures seulement. En cale sèche, il faut compter au moins deux jours. 
 
"On utilise simplement notre huile de coude, une éponge et de l'eau de mer pour nettoyer la surface et tout part très facilement contrairement au revêtement classique où on est obligé de passer des coups de karcher, la brosse et parfois de gratter vraiment fort", témoigne Romain Tourte.

Ce revêtement permet d'éviter les rejets de métaux lourds dans l'océan car les peintures classiques de protection des bateaux sont toxiques. C'est un argument qui fait mouche auprès de Thierry, qui habite Angoulême et à un bateau sur le port de la Rochelle depuis 15 ans : "On est de plus en plus sensibilisés à l'écologie, on carène à contre-cœur. Quand on passe du produit pour éviter qu'il y ait un retour trop important d'algues sur le bateau, _on sait qu'on met des produits polluants_, qui agissent négativement sur la faune et la flore".
 
Ce plaisancier est prêt à investir dans l'adhésif, même si le prix est un peu élevé. Il faut compter 3 000 euros pour faire poser la protection en silicone mais il dure cinq ans minimum. La peinture antifouling, elle, revient à 500 euros en moyenne chaque année.
 

Bastia : la Mission CorSeaCare est arrivée à bon port

Rédigé par Philippe Jammes le Mercredi 7 Août 2019 à 19:08


Figure de proue de l’association Mare Vivu, une jeune association basée à Pino dans le Cap Corse, la mission CorSeaCare est l’instrument opérationnel de cette plateforme éco citoyenne en mouvement. «CorSeaCare est une opération de collecte de données et de sensibilisation du public que nous menons chaque été pendant un mois depuis 4 ans » explique Pierre-Ange Giudicelli, l’un des deux fondateurs de l’association avec son cousin Anthony-Louis Fusella .

Cette année Corseacare s’est donc déroulée du 7 juillet au 8 août, un périple de 1 000 km en différentes embarcations : trois trimarans à pédales, le bateau à rames de Corsicatlantic Challenge et trois voiliers, dont le Kraken, le navire école de l’association Wings of the ocean qui assure aussi des opérations de dépollution et des missions scientifiques, pour sensibiliser le grand public à la préservation de la biodiversité marine.


Double mission pour la dizaine d’étudiants* de 22 à 29 ans pour la plupart de l’Université de Corse,
recrutés en fonction de leurs compétences et de leur personnalité, collecter des données scientifiques et sensibiliser le public à l’environnement.
« 
La Mission CorSeaCare a but de partager l'amour pour la mer et transmettre le désir de la protéger » souligne Pierre-Ange Giudicelli, l’un des deux fondateurs de l’association. Notre mission se veut de constituer une plateforme éco citoyenne collaborative, capable de fédérer tous les acteurs engagés en Corse autour de démarches et d’outils innovants en faveur de la connaissance et de la préservation de notre patrimoine naturel marin ».


Cette mission 2019 consistait en un tour de Corse de Bastia à Pinarellu, 25 étapes, en passant par le Cap Corse, la Balagne, toute la côte ouest et le sud de l’île avec chaque fois au programme :   
- Projections itinérantes Ciné'Mare & conférences
- Ateliers et sorties en mer pédagogiques pour les enfants
- Challenges sportifs sur le thème de l'environnement marin
- 10aine de nettoyages de plage programmés
- Rencontres avec différents acteurs engagés en Corse pour le développement durable
- Ateliers créatifs DIY, zéro déchet et exposition artistique sur le thème des macrodéchets
Sur le plan scientifique, les travaux de collecte de données concernent :
- Collectes et marquages GPS des macrodéchets en mer / sur les plages (Ifremer / Surfrider)
- Recensements d'espèces en mer / sur les littoraux (programmes OBSenMER / BioLit)
- Participation au réseau de surveillance SOS Grandes Nacres
- Dépistage de la présence de la microalgue toxique Ostreopsis ovata (Surfrider Foundation)
- Bioacoustique des mammifères marins et pollution sonore anthropique (CNRS Toulon)

CNI a suivi l’arrivée dans le Vieux-Port de Bastia ce mercredi 7 août aux alentours de 17h et dressé le bilan de cette opération avec Océane Couturier de l’association Mare Vivu.
----
*L’équipe était composée de : Océane, Anthony-Louis, Pierre-Ange, Emilie, Dorine, Simon, Bruno, Elea, Manon, Jean-Bati et Patrick et Dumè de Corsicatlantic

Lien vers l'article

[Plastique] Une nouvelle méthode d’analyse de la nature chimique des microplastiques mise au point grâce à l’intelligence artificielle

Jusqu’à ce jour, l’analyse des microplastiques demande toujours aux scientifiques de recourir au tri manuel pour pouvoir procéder à l’identification des matériaux et de leur composition. Une méthode très longue et très fastidieuse. Mais une nouvelle méthode d’identification basée sur l’intelligence artificielle permet d’accroitre et d’accélérer l’analyse chimique.

Sur base des échantillons prélevés à bord de Tara (plus de 80 000 microplastiques prélevés lors de l’expédition Tara Méditerranée 2014), une nouvelle méthode basée sur l’intelligence artificielle vient d’être mise au point. Publiée dans “Chemosphere” en 2019, elle permet de déterminer automatiquement la nature chimique des microplastiques au moyen de la spectométrie, autrement dit, la mesure de la lumière absorbée par la matière plastique. Cette réussite constitue une avancée majeure et se base sur la première partie d’un logiciel dédié à l’étude des microplastiques, appelé “POSEIDON”.

 

Basée sur l’intelligence artificielle, cette méthode a été mise en place grâce à des tests réalisés sur une base de données composée de 969 spectres de microplastiques. Les résultats montrent que le processus d’apprentissage automatique (machine learning) est très efficace pour identifier les polymères classiques tels que le polyéthylène, le polypropylène ou le PET (utilisé notamment pour nos bouteilles d’eau, de sodas,…).

Bientôt, l’analyse de la base de données Tara sera élargie à des types de microplastiques de nature moins courante et que l’algorithme n’a pas encore intégré. En termes de fiabilité et de reproductibilité, les espoirs sont grands. Cette méthode a été appliquée sur plus de 4 000 types de microplastiques non identifiés. Le protocole de vérification a montré un écart de moins de 10 % dans les résultats entre la méthode automatisée et l’expertise humaine. Dans ces 10 % d’erreur, les 3/4 peuvent être très facilement corrigés. La marge d’erreur de 2,5 % est donc très mince. L’identification automatisée s’avère rapide et fiable même lorsque des milliers de spectres doivent être étudiés.

Voilà qui va permettre d’analyser et de comprendre plus rapidement les composants chimiques et toxiques sur la biodiversité marine et sur notre santé !

Publication : Mikaël Kedzierskia ; MathildeFalcou-Préfola ; Marie EmmanuelleKerrosb ; Maryvonne Henryc ; Maria Luiza Pedrottib ; Stéphane Bruzauda.

a Université Bretagne Sud, UMR CNRS 6027, IRDL, F-56100, Lorient, France
b Sorbonne Universités, UMR CNRS 7093, LOV, F-06230, Villefranche sur mer, France.
c IFREMER, LER/PAC, F-83500, La Seine-sur-Mer, France

Nice : ils vont traquer les filets de pêche fantômes
Une nouvelle ONG de Nice lance une opération pour nettoyer les fonds marins.

La chasse aux vieux filets de pêche, souvent laissés en mer après un accrochage sur les fonds rocheux, est ouverte. Depth's Guards (« gardiens des profondeurs ») organise ce jeudi une opération pour en récupérer deux, d'environ 100 m de long, à Nice (Alpes-Maritimes), et de 50 à 70 m, à Saint-Jean-Cap-Ferrat. Sous l'eau, une délicate manœuvre.

« Ils sont là depuis un an environ. Nous avons déjà éprouvé la technique. On les découpe aux ciseaux autour de tout ce qui est précieux, comme les gorgones, par exemple, puis on les remonte en tronçons sans rien arracher », explique

Ce plongeur sapeur-pompier niçois, âgé de 46 ans, a créé l'ONG fin 2018, après avoir œuvré au sein de l'association écologiste Sea Shepherd. Il sera entouré d'une dizaine de plongeurs de haut niveau, qui devront, au maximum, rester sous l'eau 45 minutes par descente, à entre 30 et 50 m de profondeur. « On prend des mesures de sécurité maximales. Ça prend le temps que ça prend, dit-il, mais c'est la seule manière de travailler. »

La jeune structure, qui veut se spécialiser dans la lutte contre cette pollution très importante, étouffant les zones coralligènes, autofinance l'opération baptisée Seabed Rescue (« sauvetage des fonds marins »). Elle s'appuiera ce jeudi sur des bénévoles, un club de plongée qui prête son bateau et la métropole de Nice « pour recycler les filets remontés ».

L'objectif est d'enchaîner sur tout le littoral méditerranéen. Chacun peut lui signaler par mail ces objets abandonnés (2a2f@depthsguards.org) pour de futurs sauvetages.

Les sciences au cœur de l’exposition La mer XXL

L’exposition La mer XXL, organisée du 29 juin au 10 juillet au parc des expositions de Nantes, rassemblera en un même lieu, pendant douze jours, les plus grands spécialistes des sciences maritimes. Outre les nombreux stands participatifs et immersifs, quelques 150 conférences, colloques et projections feront de cet évènement une véritable université libre de la mer.

Si l’objectif des organisateurs, le pôle mer de Ouest-France et Exponantes, est de toucher le grand public, il s’agit aussi de rassembler les acteurs de l’économie, de la recherche et de la préservation des océans et des colloques et conférences professionnelles seront également organisés sur le site de l’exposition. 

 « La Mer XXL, véritable exposition universelle de la mer, est un événement hors norme dédié aux océans. L’Ifremer saisit donc cette occasion pour montrer les activités de ses chercheurs, notamment sur les merveilles des grands fonds », souligne la direction de l'Ifremer, qui a choisi d’embarquer dans cette aventure unique.

« Le Carré des Sciences »

Sur un espace de 1 400m2, baptisé « Le Carré des Sciences », Centrale Nantes, le CNRS, l’ENSM, l’Ifremer, IMT Atlantique, Le Mans Université et l’Université de Nantes entendent partager les travaux menés par leurs équipes sur la mer en déclinant les thèmes : naviguer et explorer, exploiter durablement, comprendre et étudier, surveiller pour préserver...

De leur côté, le Shom, l’Ensta Bretagne, l’École navale et Thales présenteront sur un stand commun les innovations en matière d’acoustique sous-marine, afin de toujours mieux voir et comprendre les fonds marins, sécuriser les activités humaines en mer, les développer tout en surveillant leur impact.

Microalgues

Un espace innovation sera entièrement consacré aux microalgues dans l’un des espaces d’exposition, rassemblant les plus grands spécialistes du moment. L’Université de Nantes et ses partenaires proposeront un parcours original (AlgoRing) à travers le temps, la recherche, la science, les technologies et les innovations technologiques liées aux microalgues. De leur apparition il y a 3,5 milliards d’années à leurs futures applications (biofaçades, vols habités sur Mars et la Lune,…). Parallèlement, AtlanticMicroalgae (AMI) organise ses journées scientifiques les 1er et 2 juillet, et le colloque annuel et l'assemblée générale de la société phycologique de France (SPF) se tiendront les 8 et 9 juillet dans le cadre de la Mer XXL, au parc des expositions.

Oceananext 2019, conférence internationale pluridisciplinaire initiée en 2016 par l’Institut universitaire mer et littoral (IUML), se tiendra pour sa deuxième édition, avec près de 200 scientifiques internationaux de renom, du 3 au 5 juillet, au cœur de La mer XXL, et comme thématique centrale : « Construisons le futur des socio-écosystèmes marins et littoraux». 

150 conférences...

La science figure aussi en bonne place au cœur du programme de quelques 150 conférences programmées (voir programme intégral ci-dessous) au cours des douze jours d’expositions. Au fil de 17 conférences, l’Ifremer entend notamment ainsi balayer des sujets comme la surveillance des mers côtières depuis l'espace, le rôle des algues microscopiques, ou phytoplanctons pour l'atmosphère, l'huître face au climat… 27 autres conférences seront également animées par des chercheurs et enseignants-chercheurs de l'Université de Nantes et de l'IUML seront proposées tout au long de la durée de l’évènement. Centrale Nantes propose pour sa part des conférences sur les EMR… Nombre d’autres spécialistes sont également programmés.

« Réunir autant de scientifiques et entreprises œuvrant dans un même but est une prouesse formidablement contributrice au partage de connaissances et à l’essaimage », soulignent les organisateurs de l’exposition.

WOTO Programm estival

Alors que le Kraken a quitté sa cale sèche à Lanzarote tout beau tout neuf, naviguant désormais en direction des Açores, puis de Cadix, puis de la Corse, il est temps de vous indiquer le programme de l’été 2019.

Notre première escale sera donc en Corse, où nous allons travailler en étroite collaboration avec CorSeaCare pour des opérations de dépollution à la fois sur les plages mais aussi en mer, et bien sûr de la sensibilisation des citoyens et vacanciers.

Nous espérons arriver en Corse mi-juillet, et nous y resterons jusqu’à la fin du mois.

Puis nous lèverons l’ancre en direction du Continent, et plus précisément la ville de Sète, où nous sommes actuellement en contact avec la mairie pour des opérations de sensibilisation auprès d’enfants. Nous continuerons évidemment nos activités de dépollution, en mer et sur les plages.

Une fois ceci effectué, nous nous dirigerons vers la Grande Motte, où nous avons créé un partenariat avec CESTMed. Il s’agit d’un centre de soin de tortues, et nous leur avons proposé d’utiliser le Kraken comme une plateforme pour relâcher les tortues dans la nature, au large.
De magnifiques rencontres en perspective avec des gens super motivés par la préservation de ces animaux magiques.

A la mi-Août, nous nous dirigerons vers Marseille pour de nombreuses actions avec Surfrider Foundation Europe, Plastic Odyssey et des associations locales de protection du littoral.

Nous avons prévu d’aller nettoyer les Calanques avec des Paddles ou des Kayaks, arrivés par la Mer.

Durant tout l’été, nous serons également attentifs à nos amis de GHOST MED, qui cherchent et définissent les positions de filets dérivants ou fantômes en Méditerranée.

Nous travaillerons avec eux en étroite collaboration, le Kraken pouvant être un Navire récupérateur de ces filets.
Evidemment, ne sachant jamais exactement quand GhostMed trouvera un filet fantôme et où il faudra aller le récupérer, nous nous laisserons la liberté de modifier notre programme du jour pour travailler avec eux.

En Septembre, nous serons aux alentours de Marseille et continuerons nos opérations de dépollution, tout en préparant notre projet à Port Saint Louis du Rhône.

On accueillera nos amis de Skravik association et de WeOcean pour des conférences dans le Kraken, mais aussi et bien sûr pour préparer les bateaux à tracter des chaluts Thomsea.

A partir du 21 Septembre et pour une durée de 6 à 7 semaines, nous effectuerons ces tests et ramasserons tout ce que nous pourrons à l’embouchure du Rhône. Bien sûr, une fois ramassé, nous analyserons les déchets récoltés et essayerons de définir leur recyclabilité.

En bref, un programme bien chargé qui attend le Kraken et son équipage pour les mois qui viennent !

En espérant pouvoir vous compter à bord !

Julien Wosnitza
Fondateur
Wings of the Ocean

Retour en haut